Le Vieux-Montréal, juin 2012

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Malgré les chiffres comptabilisés par les grandes firmes d’immobilier ou les groupes de recherche dans le domaine de l’immobilier commercial, le secteur du Vieux-Montréal demeure très peu homogène. Au niveau commerces de détails on retrouve des taux variant de $28 brut à 50$ brut le pied carré pour des espaces semblables dans le même secteur et souvent presque voisin. Les secteurs recherchés sont surtout les rues Notre-Dame près du palais de justice et St-Paul Est pour l’attrait touristique. L’arrivée de quelques designers sur St-Paul lui confère son tout nouveau statut de la rue des designers. A l’ouest de St-Laurent, l’artère McGill est de loin la plus recherchée pour son coté  Jet set, « Hype » du Vieux Montréal. L’arrivée du tout nouveau restaurant de la propriétaire Helena de Portus Calle en est la preuve. Aussi en vue sont les rues Notre-Dame et  Saint-Jacques voisine du Centre de Commerce Mondial et du Square Victoria pour servir le secteur des affaires.

Il est intéressant de constater que le secteur semble plus dynamique que le secteur voisin du centre-ville. En effet, les principaux gestionnaires/propriétaires d’édifices à bureaux dont Sandalwood, le groupe Georges Coulombe, le Groupe Immobilier de Montréal, Standard Life et le groupe Bullion ont été passablement occupés depuis l’automne et on vu leur taux d’inoccupation réduire considérablement. Le 465 McGill, les 360 rue Saint-Jacques affiche presque complet ainsi que plusieurs phases de la Cité du multimédia. Rappelons-nous que celle-ci affichait un taux de plus de 40% d’inoccupation au troisième quart de 2010. Avec l’arrivée de SAP, du mouvement Desjardins ainsi que d’Abitibi Bowater, certaines phases de la Cité affichent maintenant complet.

Quelques édifices type loft offrent  encore quelques disponibilités intéressantes et différentes du bureau standard pour des plus petits espaces de bureaux. Ceux-ci sont répartis un peu partout dans le Vieux-Montréal et au sud du centre-ville ainsi que dans le secteur Griffintown. Ces propriétaires de bâtisses uniques ne sont pas répertoriés dans les statistiques « bureaux »  et font souvent cavalier seul. L’attrait de leur propriété et la rareté sont intéressants pour les jeunes entreprises ou ceux et celles à la recherche d’un milieu de travail différent.

Le secteur de l’investissement tend aussi à montrer très peu de signe d’homogénéité. Pour un édifice de classe C ou B (valeur historique) de 4 à 8 étages, l’offre varie de $175 le pied carré à $300 le pied carré. Cette offre basée soit sur la valeur de rendement ou la valeur de redéveloppement rend l’investisseur fort perplexe. Les occasions d’affaires sont rares et la demande excède l’offre. Les propriétaires actuels ont aussi tendance à conserver leur actif convaincu que la valeur de ceux-ci ne fera qu’augmenter et préfère gérer eux-mêmes le redéveloppement.

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